Méry-ès-Bois (18380) "Bien être et bien vivre à Mérié"

logo du site
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)
  • Méry-ès-Bois (18380)

Accueil du site > Pages Annexes > Mérié et ses forêts

Mérié et ses forêts

« Méry-ès-bois » est un des rares villages à posséder un surnom, « Mérié », plus usuel que son nom propre dans tout le Nord du département.

« Méry » signifierait « mère-nourrice » en vieux Français, donc « nourrice de bois », ce que l’on retrouve effectivement dans les anciens documents qui attestent que c’est en ce lieu que l’Archevêché de Bourges s’alimentait en bois de chauffage. Des indications, notamment un plan de 1538, permettent d’imaginer qu’une forêt à peu près continue couvrait les 9200 hectares de la commune. Mais la présence des hommes remonte à la plus haute antiquité, la preuve en est apportée par la découverte, sur le sud du territoire, de nombreuses haches polies en silex gris datant de l’époque néolithique. On trouve aussi d’importantes quantités de laitier qui indiquent qu’à une époque antérieure à la conquête romaine, des hommes surent fondre et utiliser le minerai de fer, notamment dans la plaine de Mitterand (qui signifie « laitier de sang », le minerai étant extrait de l’argile rouge), au lieu-dit « le laitier pilé » près de la source du Barangeon, ainsi qu’en bordure du ruisseau « mocquart » où se situait un habitat préhistorique, et où également ont été ramassées des haches en pierre polies. Sur ce même site, dans le secteur de « La motte », les Bituriges (Gaulois du Berry) auraient forgé leurs armes sur le « champ du laitier », où sera édifiée beaucoup plus tard l’abbaye de Lorroy.

Nous avons également la chance de posséder au Nord de notre commune une très belle forêt de Sologne, où déjà 52 ans avant JC, les soldats Romains et les guerriers de Vercingétorix se sont surpris, obligeant Jules César à jeter son trésor au fond d’un étang qui porte désormais le nom de « Lac des Armées ». Ce trésor y est encore aujourd’hui, du moins c’est ce que nous rapporte la légende, en laquelle nous croyons fermement... En cette même forêt, où le dernier loup fut tué en l’été 1885, une antique forteresse transformée en auberge dit du « Château de la Guette », du nom de son ruisseau, nous a laissé une célèbre mais triste légende du Moyen-âge, celle de « l’Auberge rouge » où l’on détroussait les voyageurs avant de les faire disparaître.

A l’Est, s’étend du Nord au Sud sur plus de 10 kms notre superbe forêt domaniale de Saint-Palais, qui de par sa situation géographique à la frontière de la Sologne et du Pays-Fort, ajoutée à l’interaction de l’altitude, du soleil, de la pluie et des grands froids, a engendré des bois aux caractéristiques mécaniques exceptionnelles. Preuve en est, il y a encore quelques années, trônait majestueusement du haut de ses 35 mètres, un arbre légendaire : « le chêne Saint-Etienne », portant le nom de la Cathédrale de Bourges, dont ses aïeux furent certainement utilisés dans la construction de la charpente de la nef. Âgé de plus de 400 ans, situé paraît-il à l’interconnexion des forces telluriques, il fut décimé par la foudre en 1993. Couché avec tout le respect que lui devions, et grâce à la magie du savoir-faire des « merrandiers » de notre village, 50 tonneaux furent réalisés et réservés au vieillissement du vin de Sancerre. En sa souche de plus de 5 m de circonférence, repose sa mémoire qui pourrait nous conter comment l’enfant Louis XIV, âgé seulement de 13 ans, traversa cette forêt dans la matinée du samedi 7 octobre 1651 en direction de Bourges, pour rétablir son autorité dans la capitale du Berry qui était alors sous le contrôle du Prince de Condé. Rien n’établit que le futur « Roi Soleil » n’ait aperçu au fond du « vallon de Lorroy » une puissante abbaye cistercienne, qui, quelques 10 ans après son passage, sera totalement détruite par un incendie.

Aujourd’hui, la forêt reste la principale ressource économique de notre village. Nos « merrandiers » ont une réputation internationale. Les merrains, ces lames de bois fendues dans le fil, qui après rabotage et mise à longueur se nommeront des « douves », sont d’une qualité très recherchée par tous les meilleurs fabricants de tonneaux Français. Des menuisiers et charpentiers sont venus également nous rejoindre. La production de bois de chauffage est aussi toujours en activité, et pour longtemps encore.



Site réalisé en SPIP pour l'AMRF